TREVIAN François Marie


Fils de Jean-Marie Trévien et de Anne-Marie Le Normand, cultivateurs, François Trévien était domicilié à Penarvern en Sainte-Sève (Finistère) où il exploitait une ferme dans laquelle travaillait un employé André Corvez*. Il s’était marié le 9 avril 1934 au Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) avec Marie Jeanne Normand, cinq enfants dont l'ainé à 9 ans et le plus petit 3 mois.
Résistant, FFI, membre du Bataillon "d'Ornano", il cachait 4 jeunes Résistants réfractaires au STO appartenant au maquis de Sainte-Sève en attente de pouvoir être armés (Marcel Le Berre*, René Morvan*, Hervé Ollivier* et Jacques Ollivier*).
Le 8 juin 1944, à 5h du matin, la ferme de François Trevian* fut cernée par des éléments de la Feldgendarmerie, tous les 6 furent arrêtés dont François Trévian. C'est une dénonciation qui est à l'origine de ces arrestations.
Ils furent jugés par l’unité de secteur n° 56300 - Gericht der Dienstelle Felsfrestnummer 56.300 (Côtes-du-Nord, Côtes d'Armor) le 10 juin 1944 et condamnés à la peine de mort pour "activité de franc-tireur".
Le même jour ils furent fusillés dans un lieu inconnu, probablement dans les Côtes-du-Nord ; Côtes d'Armor.
Son corps et ceux de ses 5 camarades ne furent jamais retrouvés.
Le nom de François Trévian et de ses 5 camarades figurent sur la stèle de Kerabars en Plouégat-Guérand (Finistère).
François Trévian avait 34 ans.

Son corps et ceux de ses 5 camarades ne furent jamais retrouvés.

Le nom de François Trévian et de ses 5 camarades figurent sur la stèle de Kerabars en Plouégat-Guérand (Finistère).

Sur l’acte d’état-civil, la mention "Mort pour la France à Saint-Brieuc" a été biffée et remplacée par "dans un lieu inconnu".


Alain Prigent, Serge Tilly