> Les Lieux de Mémoire dans les Cotes-du-Nord
Petit lexique
 

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Arrestations :
Opérées généralement de nuit au domicile des victimes, mais aussi au cours de contrôles routiers, à la suite d'une convocation à se rendre à la felgendarmerie ou à la gendarmerie... Les gendarmes français ont été amenés à participer à des arrestations sur ordre des autorités allemandes occupantes, mais bien souvent les Allemands arrêtaient eux-mêmes leurs victimes. Ces arrestations étaient bien souvent suivies par un mauvais traitement pour arracher des renseignements.
Certains gendarmes français s'arrangeaint pour prévenir discrètement les personnes susceptibles d'être arrêtées, d'autres profitèrent de la situation pour toucher la prime que leur octroyaient les autorités d'occupation.
Très souvent même dans la plupart des cas les arrestations étaient opérées à la suite de dénonciations.


AS :
Armée Secrète, mou
vement composé d'anciens militaires.

Amis de la Résistance :
Association qui s'est fixée pour but de perpétuer le souvenir de la Résistance à l'occupation allemande, elle est composée de personnes n'ayant pas participé à la Résistance car trop jeunes, elle réunie toutes les tendances politiques, religieuses et philosophiques exceptées celles qui propagent des idées racistes et xénophobes.

ANACR :
Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance, organisation la plus représentative d'anciens résistants sur le plan national, elle réunie toutes les tendances politiques, religieuses et philosophiques exceptées celles qui propagent des idées racistes et xénophobes.

Ausweis :
Autorisation écrite nominative pour une durée limitée de circuler dans certaines zones (en particulier la zone côtière, déclarée zone interdite) et délivrées par les autorités allemandes.

BBC :
British Broardcasting Corporation, radio Londres dont l'écoute était rigoureusement interdite par l'occupant.
C'est de cette radio que le général Charles de GAULLE lança son appel le 18 juin 1940.
C'est aussi de cette radio qu'étaient lancés les ordres codés à destination de la Résistance.
Des personnes se sont faites arrêt
er pour ne pas avoir respecté cet ordre, dans tous les cas le poste de radio était confisqué.

Bezen Perrot :
Milice composée d'autonomistes extrémistes bretons qui s'étaient mis au service de l'occupant, ils étaient à peine une centaine, ils ont commis de nombreuses atrocités à l'encontre de résistants et de civils (Uzel-Près-L'Oust, Bourbriac, Callac-de-Bretagne...).
Ils portaient un uniforme semblable à celui des Allemands.
Lors de l'arrivée des soldats alliés à Rennes le 4 août 1944 ils se sont embarqués avec les Allemands à bord de camions en partance pour l'Allemagne.
Leurs chefs s'appelaient Célestin LESNE, Ange PERESSE...
Leur comportement a été énormément nuisible pendant une période au développement de la culture bretonne.
Ils étaient et restent détestés de l'ensemble de la population.

BCRA :
Bureau Central de Renseignement et d'Action, organisation de renseignements mis en place par le général Charles de GAULLE et confié au capitaine DEWARIN alias "PASSY".

Cambriolages :
Les résistants vivants dans la clandestinité "cambriolaient" ou effectuaient des saisies, dans les mairies pour se procurer les tickets d'alimentation (n'y ayant pas droit) ainsi que les bureaux de tabac, permettant de faire du troc (tabac contre nourriture ou argent), les stocks de tickets d'alimentation et de tabac ainsi saisis étaient renouvelés gratuitement par l'administration.

Camp de Compiègne :
Camp de regroupement et d'internement situé dans l'Oise.
De ce camp partaient en convois ferroviaires (entassés à cent par wagons) vers l'Allemagne. Les détenus étaient envoyés dans les camps de concentration. De Compiègne, peu nombreux furent ceux qui réussirent à s'évader, quelques cas de libération sont connus. La durée d'internement dépendait de la mise en place des convois.

Camps de concentration :
Dès 1933, des camps de concentration sont ouverts aux opposants politiques allemands (communistes, résistants, démocrates, intellectuels opposants et chrétiens hostiles). Par la suite, dans ces camps sont regroupés des détenus en vue d'utiliser leur force de travail, le but est de fournir à l'industrie de guerre allemande une main œuvre renouvelable gratuite.

Camps d'extermination :
Dans ces camps sont regroupés des détenus en vue de les exterminer par le travail ou par des moyens de masse plus radicaux (chambres à gaz, piqûres, fusillades...).

Camp Marguerite à Rennes :
Camp de regroupement et d'internement situé près de Rennes en Ille-et-Vilaine.
De ce camp partaient en convois ferroviaires vers le camp d'internement de Compiègne dans l'Oise des détenus arrêtés pour action de résistance et des civils arrêtés lors de rafles opérées par l'occupant et par les supplétifs français de l'armée allemande. La durée d'internement dépendait de la mise en place des convois.

Capitulation :
Pour la Bretagne, reddition sans condition des Allemands les 8 et 10 mai 1945 sur les fronts de Lorient et de Saint-Nazaire mettant fin à la guerre et le retour de nombreux FFI dans leurs foyers.

CDL :
Comité Départemental de Libération. Chargé de régler les affaires courantes sur le département après la Libération.

CLL :
Comité Local de Libération. Chargé de régler les affaires courantes sur la commune après la Libération.

CNR :
Conseil National de la Résistance. Le 27 mai 1943, seize formations se fédéraient en son sein. La présidence échut à Jean MOULIN qui fut le grand rassembleur de ce mouvement.

Couvre-feu :
Suivant la saison, du coucher du soleil jusqu'au lever du soleil le lendemain, il était interdit de circuler, les allemands faisaient feu sur toute personne qui ne respectait pas ce couvre-feu, plusieurs personnes furent tuées pour ne pas l'avoir respecté. De plus durant le couvre-feu il était obligatoire d'obturer par des rideaux de couleur sombre les fenêtres des habitations, car pouvant servir de repère pour l'aviation alliée, les contrevenants étaient convoqués à la feldkommandantur et devaient s'acquitter d'une amende.

Croix des Côtes-du-Nord :
Journal de collaboration proche des milieux catholiques d'extrême droite, proche de Monseigneur SERRANT évêque de Saint-Brieuc s'étant mis au service de l'occupant, interdit de parution à la Libération.

DF :
Défense de la France. Organisation de Résistance où se retrouvaient principalement des catholiques, son influence se concentrait autour de Saint-Brieuc. Parmi ses responsables dans le département on peut citer l'abbé Eugène FLEURY, Jean METAIRIE..., tous les deux assassinés par les Allemands.

Feldgendarme :
Gendarmes allemands, ils étaient reconnaissables grâce en particulier au collier métallique qu'ils portaient pendant au cou faisant penser à un collier de chien.

FFI :
Forces Françaises de l'Intérieur, créées le 1er juin 1944 quelques jours avant le débarquement des alliés en Normandie, dirigées par le général Pierre KOENIG.
Composées de trois principaux groupes :
-1- L'organisation de résistance de l'armée, de tendance giraudiste (opposée au général de GAULLE).
-2- L'Armée Secrète (AS), de tendance gaulliste.
-3- Les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF), de tendance communiste et socialiste.

FFL :
Forces Françaises Libres, organisation formée par le général Charles de GAULLE durant l'été 1940.

FNFL :
Forces Navales Françaises Libres, organisation formée par le général Charles de GAULLE.

FN :
Front National, organisation politique de la Résistance avec sa branche militaire les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF). Parmi ses responsables dans le département on peut citer Jean DEVIENNE alias FRANCOIS.

FNDIRP :
Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes, organisation d'anciens déportés la plus représentative sur le plan national.

FTPF :
Francs-Tireurs et Partisans Français, branche armée du Front National. Parmi ses responsables dans le département on peut citer Louis PICHOURON alias ALAIN, Jean LE JEUNE alias EMILE...
Dans son ouvrage faisant référence "HISTOIRE DE LA RESISTANCE EN BRETAGNE", éditions Jean-Paul GISSEROT, l'universitaire et historien spécialiste éminent de la seconde guerre mondiale Christian BOUGEARD écrit page 102 : " On peut estimer de 12 000 à 15000 - chiffre tout à fait plausible - le nombre de FFI des Côtes-du-Nord lors de la Libération, à la mi-août, dont une forte proportion de F.T.P., environ 75 à 80%, soit 14 bataillons ".

FUJP :
Front Uni des Jeunesses Patriotiques, organisation de jeunes regroupant des communistes, des socialistes, des gaullistes et des catholiques. Parmi les responsables dans le département on peut citer Jean HUDO, François LE JAN, Yann LE FLOC'H MOAN...

Gardes de voies de communication :
Ils étaient chargés de garder contre rémunération les voies de communication en particulier les voies ferrées afin de parer à tout acte de sabotage, mais aussi ils assuraient la surveillance des lignes électriques et téléphoniques.

Gendarmes Français :
Ils étaient chargés d'exécuter les ordres du gouvernement de collaboration de Vichy avec leur chef PETAIN.
Beaucoup ont accepté ce rôle sans état d'âme, livrant des résistants à l'ennemi pour être torturés, massacrés, déportés et fusillés, ils sont le déshonneur de la Gendarmerie Française. Ces mêmes gendarmes sont restés à leur poste après la Libération. Certains se sont particulièrement distingués par leur compétence à chasser les résistants : FLAMBART de la brigade de Guingamp et PRIGENT de la brigade de Callac-de-Bretagne.
Beaucoup ont aidé la Résistance en lui communiquant des informations, ils sont l'honneur de la Gendarmerie Française. Certains d'eux sont morts soit en combattant soit dans les camps de concentration nazis en Allemagne. Après la Libération les gendarmes qui avaient rejoint la Résistance ont eu beaucoup de difficultés à retrouver leur poste étant considérés comme démissionnaires.

Gestapo :
Police secrète allemande (GEheime STAatsPOlizei). Cette police était crainte de la population et de la résistance, elle se caractérisait par son extrême brutalité et était synonyme de tortures, disparitions et d'exécutions.

Grillé :
Terme utilisé pour signifier que le résistant doit quitter le secteur, étant suspecté par l'occupant ou la police de Vichy comme un membre de la résistance, il doit alors changer de lieu de résidence et trouver une autre région pouvant l'accueillir.

Instituteurs laïques :
Ils étaient en très grand nombre dans la Résistance, leur instruction leur permis bien souvent de recruter, d'encadrer et d'accéder à des postes de responsablité. Beaucoup payèrent de leur vie cet engagement.

IS :
Intelligence Service, service de renseignements britannique.

Le Patriote des Côtes-du-Nord :
Journal du Front National paraissant de façon irrégulière, imprimé clandestinement à Morlaix et diffusé par ses adhérents et sympathisants, le simple fait de posséder ce journal comportait de gros risques.

Lettre anonyme :
De très nombreuses lettres anonymes ont été adressées aux autorités occupantes, préfet, gendarmeries, feldgendarmes..., bien souvent la motivation de leurs auteurs était la vengeance, la jalousie mais aussi par conviction politique. Cela a provoqué des drames : arrestation, torture, déportation et la mort au bout.

LVF :
Légion des Volontaires Français, composée de jeunes volontaires qui s'engageaient pour aller combattre sur le front de l'Est aux côtés de l'armée allemande contre l'armée et le peuple soviétique.

Maires :
Ils étaient nommés par le Préfet, certains jouèrent ce rôle avec zèle, mais beaucoup s'opposèrent aux ordres de l'occupant et aussi aidèrent la Résistance.

Maison d'arrêt :
Les résistants y étaient emprisonnés, maltraités et torturés. La gardes était assurée par des français, les allemands ne paraissaient pas avoir trop confiance en eux. Les gardiens se plaignaient du manque d'effectif et d'armes.
Les plus connues étaient celles de Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion et Dinan.
Dans plusieurs de ces maisons d'arrêt, des commandos délivrèrent leurs camarades emprisonnés comme à Lannion, Saint-Brieuc et Dinan.

Maquis :
Regroupement dans des zones accidentées ou difficiles d'accès de résistants, réfractaires, clandestins (en nombre réduit de 10 à 50)... organisés dans des camps souvent mobiles, ils vivent grâce à l'appui de la population qui leur assure nourriture, renseignements et soutien. On les appelle les maquisards, ils réalisent des actions contre l'ennemi, une fois celles-ci effectuées ils se replient sur leurs bases, évitant le contact, conscients de leur infériorité en armement.
Les premiers maquis apparurent dans les Côtes-du-Nord (faute d'armement) début 1944, au mois de juillet 1944 il y en avaient de très nombreux.

Marché noir :
Trafic réalisé dans le but de faire du profit sur différentes denrées en particulier celles denrées alimentaires.
Des fortunes se sont ainsi constituées pour ceux qui la pratiquaient à grande échelle.
Ceux qui le pratiquaient étaient méprisés de la population.

Mers El-Kebir :
Destruction de la flotte française dans la rade de Mers El-Kebir près d'Oran en Algérie le 3 juillet 1940 par une escadre anglaise.
Elle était rendu nécessaire pour que la flotte française ne tombe pas entre les mains de la marine allemande.
Il y eut 1 300 victimes dont de nombreux marins originaires des Côtes-du-Nord.
Ce drame entraîna chez certains un sentiment anti-anglophiles et laissa des traces dans les esprits.

Milice Française :
Sous l'autorité de Vichy, les miliciens sont le symbole de la collaboration, portant un uniforme ils étaient les supplétifs de l'occupant.
Chargée de lutter contre le "terrorisme", elle s'est faite remarquée par de nombreuses arrestations de résistants et aussi par la cruauté de ses membres. Elle est la honte de la France, "des Français qui combattaient d'autres Français".
Crainte et haït de la population du fait de ses méthodes d'une extrême brutalité, la milice est à l'origine de nombreuses arrestations, exécutions et déportations.

Mur de l'Atlantique :
Construction d'une suite de fortifications allant de la mer du Nord à la Bidassoa (rivière séparant l'Espagne de la France) en vue d'empêcher un débarquement.
Constitué d'ouvrages en béton armé qui jalonnent nos côtes les Blockhaus, mis au point par l'ingénieur nazi TODT, de nombreux français furent requis pour édifier ce mur, on disait qu'il travaillaient à l'organisation TODT.

Opération de police :
Voir rafle.

OS :
Organisation Secrète, mouvement de groupes armés créé par le Parti Communiste Français.

Prime ou gratification :
Récompense attribuée à une personne pour services rendus aux autorités occupantes, en général cela se traduit par dénonciation.
exemples :
- le gendarme qui tira et blessa grièvement Jean LE JEUNE reçu 1000 Francs de gratification soit plus qu'un salaire mensuel d'un ouvrier et ses trois adjoints touchèrent chacun 500 Francs.
- le capitaine de gendarmerie de Guingamp FLAMBARD reçu une gratification pour avoir arrêté ou fait arrêter des Résistants.
- un mouchard de Trégrom intercepté par des Résistants avec sur lui une forte somme d'argent alors qu'il revenait de la gendarmerie de Plouaret...

L'Ouest-Eclair :
Journal de collaboration s'étant mis au service de l'occupant, interdit de parution à la Libération, le journal fut repris avec une nouvelle direction par l'actuel Ouest-France.

Patriote :
Nom utilisé par la population pour désigner les résistants.

Rafle :
Généralement une rafle (appelée aussi opération de police) ne se faisait pas au hasard, un agent au service des Allemands se renseignait sur l'activité de Résistance dans le secteur, cet individu parlant généralement le breton (ce qui mettait en confiance) se renseignait sur les personnes pouvant avoir des activités de résistants. Il informait ensuite les Allemands.
Alors la machine répressive allemande se mettait en marche.
Tôt le matin et souvent le dimanche le secteur était cerné par la troupe allemande, plusieurs centaines de soldats aidés bien souvent par des miliciens participaient aux opérations. Ils allaient directement aux domiciles des personnes dénoncées et bien souvent possédaient une liste des personnes à arrêter.
Alors les brutalités commençaient.
Les personnes arrêtées étaient envoyées dans des centres pour interrogatoires, elles étaient alors affreusement torturées.
Avant de partir les Allemands se livraient à des scènes de pillages et de vols de victuailles, de boisson, d'essence, de vélos, de bijoux... parfois incendiant les maisons.
Les dénonciateurs faisaient cela pour diverses raisons : vengeance, idéologie (autonomistes), pour de l'argent.
Dans la plupart des rafles on retrouve des individus parlant en breton ce sont ceux de la milice Perrot ou "Bezen Perrot", ils sont connus sous le nom de "Breiz-Atao".

Réfractaire :
Jeune gens qui se soustrait au STO, vivant dans l'illégalité vis à vis des autorités de Vichy et allemandes, ne bénificiant pas de tickets de ravitaillement puisque illégal.

Relève :
Au mois de mai 1942, SAUCKE le plénipotentiaire général à la main-d'œuvre, exige de Laval 250 000 hommes, celui-ci accepte après avoir obtenu en contrepartie le retour de 50 000 prisonniers de guerre qui seront remplacés par 150 000 ouvriers spécialistes, soit un prisonnier de retour pour trois ouvriers envoyés travailler en Allemagne.

Requis :
Pour construire les fortifications côtières, aménager des terrains d'aviation, surveiller les voies ferrées lignes électriques ou téléphoniques... les Allemands réquisitionnaient des civils en âge d'effectuer ces travaux. Ces personnes étaient donc appelées "requis". Bien souvent c'était le maire de la commune (nommé par Vichy) qui était chargé d'accomplir ce recrutement.

Réquisitions :
Elles étaient effectuées par les résistants dans les fermes se livrant à un commerce avec les Allemands, pour se procurer des durées alimentaires, parfois des bons de réquisitions étaient laissés aux cultivateurs et beaucoup furent remboursés à la libération du préjudice subi. L'occupant considérait ces réquisitions comme des vols effectués par des terroristes. Mais aussi les réquisitions étaient faites dans les bureaux de tabac, donnant ainsi la possibilité d'échanger tabac contre denrées alimentaires, ces bureaux de tabac étaient réapprovisoionnés gratuitement par l'administration.

Réseaux :
Les réseaux fournissaient des renseignements aux alliés, par exemple sur l'implantation d'aérodromes, sur l'importance des forces ennemies, sur leur armement... mais aussi les réseaux commettaient des sabotages, organisaient l'évasion d'aviateurs alliés vers l'Angleterre... ils étaient très nombreux.

Résistant :
On entre pas dans la résistance comme dans un club de football, des précautions sont nécessaires.
Un résistant se confond parmi la population, il compte sur cette population pour l'aider (planque, nourriture, renseignements).
Devient résistant celui ou celle qui par son comportement lutte contre l'occupation de son pays sous différentes formes : propagande, recrutement, se soustrait à toute contribution en faveur de l'ennemi, apporte aide, effectue des actions de sabotage, attaque contre l"ennemi...
Dans leur grande masse les résistants étaient des civils, jeunes (20 à 25 ans), non préparés à l'action armée. A ceux qui ne retiennent que les erreurs commises par ces jeunes, il est bon de leur rappeler que si les militaires démobilisés après 1940 avaient en plus grand nombre rejoint la résistance pour encadrés et formés ces jeunes, beaucoup moins d'erreurs auraient été commises.

Résistants actifs :
Ils font de la propagande anti-nazie, convainquent les jeunes requis à ne pas partir travailler en Allemagne pour le STO, recrutent d'autres résistants, distribuent des journaux clandestins, participent aux sabotages, attaquent l'ennemi ...
Ils sont amenés à vivre généralement dans la clandestinité, sous une fausse identité.
Ils doivent constamment être vigilants, ne pas se confier à n'importe qui.
Jusqu'au mois de mars 1944, date des premiers parachutages dans la région, ils ne disposent que peu d'armes ou même pas du tout.
Ils sont conscients que dans le cas ou ils sont attrapés par l'ennemi, ils sont soit fusillés après avoir subit d'horribles tortures ou bien ils sont envoyés dans des camps de concentration en Allemagne, qui sont des bagnes où l'homme est réduit à l'état d'esclave, très peu reviendront de ces camps.
Beaucoup parmi ces résistants sont très jeunes, entre 18 et 25 ans, entrés dans la Résistance soit par conviction, ayant conscience que c'est en luttant contre l'ennemi que l'on peut le chasser de notre pays, soit ayant été appelés à partir travailler en Allemagne pour le STO (Service du Travail Obligatoire), ils n'ont pas d'autre solution que de vivre clandestinement.
Ils sont amenés pour certains, et ce à partir des premiers mois de 1944, à vivre dans des maquis, dormant dehors par tous les temps, changeant fréquemment de campement pour ne pas se faire repérer par l'ennemi, vivant dans une angoisse permanente.

Résistants passifs :
Ils aident la Résistance de différentes façons, en fournissant les renseignements les plus divers (surveillance des déplacements de l'ennemi, repérage des collaborateurs, relevé des plans d'installations ...).
Ils procurent aux clandestins de la nourriture, un hébergement, un travail, une cache ...
Ils aident à transporter des armes parachutées et à cacher ces armes ...
Ils sont conscients que dans le cas ils sont surpris par l'ennemi, ils subiront le même sort que les résistants actifs.
Leur rôle est très important, sans eux la Résistance ne peut exister, ils sont très nombreux à aider la Résistance, bien souvent en toute modestie et dans l'ombre.

RAF :
Royal Air Force, aviation britannique dans laquelle servaient les alliés de nombreux pays : France, Australie, Afrique-du-Sud, Nouvelle-Zélande, Tchécoslovaquie..., qui participèrent à de nombreuses actions de mitraillage de voies ferrées, routes et convois maritimes allemands ainsi qu'au bombardement des installations de l'occupant. La RAF livra de nombreux combats aériens contre l'aviation allemande. De nombreux aviateurs et pilotes perdirent leur vie dans toutes ces opérations.

RN :
Royal Navy, marine britannique, elle se fit remarquer par les attaques contre les navires allemands. De nombreux marins perdirent leur vie dans toutes ces opérations.

SAS :
Special Air Service, commandée par le général MAC LEOD. Corps d'élite de parachutistes, parachutés après le débarquement du 6 juin 1944, ils aidèrent à la formation militaire de plusieurs maquis et participèrent à de nombreuses opérations de sabotages.

SD :
SicherheitsDinst, service de sécurité de la SS.

SPAC :
Service de Protection Anti-Communiste, mis en place pour lutter contre les membres du Parti Communiste Français et les sympathisants.

SRMAN :
Service de Répression des Menées Anti Nationale :
Service mis en place pour lutter en particulier contre le Parti Communiste Français, l'inspecteur André FOURCADE en était un des principaux acteurs, c'est lui qui instruisit de nombreux dossiers de membres du Parti Communiste arrêtés au mois d'août 1943 sur le secteur de Guingamp.

SS :
SchutzStaffel, police allemande, dont les membres étaient très redoutés car agissant avec une extrême brutalité.

STO :
Service du Travail Obligatoire, institué le 16 février 1943 en raison de l'échec de la relève par le régime de Vichy, rendait obligatoire aux jeunes de certaines tranches d'âge de partir travailler en Allemagne pour la machine de guerre nazie, beaucoup de jeunes refusèrent d'obtempérer, ils étaient alors obligés de rentrer dans la clandestinité.

Terroriste :
Nom utilisé par les Allemands et les collaborateurs pour désigner les résistants ou patriotes, du fait qu'ils réalisaient des perquisitions dans les commerces ou mairies pour se procurer nourriture, tickets d'alimentation... ces actions étant assimilées par les allemands à des vols.

Tickets d'alimentation :
L'occupant s'accaparait de tous les biens de consommation, des tickets d'alimentation furent institués, ils étaient attribués aux familles (à condition de ne pas être clandestin) pour la nourriture, le textile, les chaussures, l'essence... cela rendait la vie très difficile en particulier aux habitants des villes.

Tontes :
A la libération, il s'agissait de punir des femmes ayant entretenu des relations trop amicales ou qui avaient trafiquées avec l'occupant, ces tontes étaient pratiquées souvent en public, elles peuvent paraitre cruelles ou vexatoires, mais il faut se mettre dans le contexte de l'époque : les résistants vivant depuis des mois clandestinement ayant de nombreux camarades ou membres de leurs familles prisonniers, déportés ou exécutés.

Torture :
Moyen utilisé par les occupants mais aussi par la milice et certains gendarmes français afin d'obtenir des renseignements sur : les noms des responsables et des membres d'un groupe, l'endroit où sont stockées des armes, les actions menées... Les moyens utilisés étaient parfois très sophistiqués mais toujours d'une cruauté extrême.
Celui qui parlait n'avait pas pour autant sa vie épargnée, il s'en suivait presque toujours pour lui la mort (exécution, déportation, suite des tortures subies).

Toulon :
Le 26 novembre 1942, à l'arrivée des Allemands à Toulon, la flotte française se saborde en rade de Toulon, presque tous les bâtiments sont coulés. Quelques sous-marins pourront quitter la rade et seul parmi eux le "Casabianca" rejoindra en Corse la France Libre.

UNADIF :
Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Famille de disparus, organisation d'anciens déportés.

Vichy :
Ville située dans l'Allier en zone non occupée, siège du gouvernement de collaboration dirigé par Philippe PETAIN.
Tous les maires étaient nommés par Vichy.
Etaient considérés comme vichyste tous ceux qui collaboraient ou qui avaient un rapport avec ce gouvernement.

Wehrmacht :
Armée allemande.

Zone Interdite ou zone côtière :
Dans les Côtes-du-Nord, sur une largeur d'environ 10 km la côte était une zone interdite, on ne pouvait y pénétrer qu'avec une autorisation des autorités allemandes l'ausweis. Beaucoup de personnes ont été arrêtées pour avoir pénétré illégalement en zone interdite, elle devaient généralement s'acquitter d'une amende pour être remises en liberté.
A dater du 10 mars 1944, cette zone passait par le sud de Morlaix, Plouigneau, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp, Plouagat, Saint-Julien, Le Quessoy, Lamballe, Dinan et Combourg. Toutes les communes comprises entre la côte et cette ligne étaenit considérées commme zone interdite ou zone côtière
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